Sur ce blog, je vous parle de nos passions et de nos engagements.
Aujourd’hui je vais vous parler, de mon plus bel engagement …
Le 15 avril 1990, vous le savez, c’est le plus jour de ma vie, la naissance de notre fille. Un moment intense en émotion, qui m’a
marqué, je n’oublierais jamais les heures d’attentes, puis les minutes d’angoisse, la souffrance de ma femme, et l’émotion du bonheur de voir son enfant naître.
A cet instant, ma vie a changé.
J’étais devenu un père de famille, responsable de la santé, du confort et de l’avenir de son enfant. J’étais heureux et fier
d’être devenu Père. J’allais construire, modeler, façonner un être qui me succéderait …
Je laisserai une empreinte de mon héritage génétique.
Fort des expériences des gens qui nous entourent, nous avions ma femme et moi, défini la façon d’élever notre enfant, en évitant de
commettre les erreurs des autres !
Très vite des relations fusionnelles se sont
créées entre ma fille et moi, nous partagions des moments intenses de bonheur lors de nos activités de loisir. Quel bonheur de jouer et de faire des activités avec son enfant
…
Avec les années qui passent, les soucis et les épreuves défilent !
Un divorce, c’est la fracture, l’éclatement de la famille. Epreuve extrêmement douloureuse, pour nous trois.
Je n’envisageais et ne pouvais pas imaginer un seul instant, être séparé de ma fille. Je me suis battu pour obtenir sa garde.
La garde obtenu, nouveau challenge, il faut à présent assurer seul, remplir le rôle de papa et de maman, faire bouillir la marmite, avec un seul revenu,
assurer l’équilibre, l’éducation et l’épanouissement de son enfant. Pas simple tous çà …
La maladie de Laetitia, une épreuve supplémentaire pour nous. Depuis trois ans, je ne compte pas l’argent et le temps investi pour soigner et aider ma fille.
Je ne compte pas non plus tous les faux amis qui nous ont laissés tombé, durant cette période qui n’est pas terminé.
Une épreuve de plus, le regard et l’abandon des gens qui nous entourent.
J’ai plus de 50 ans, pour elle je me bats seul chaque jour, pour rester dans le coup professionnellement,
physiquement et mentalement. Pas simple, cela demande beaucoup d’efforts et de volonté.
Pour elle j’ai fais le choix de vivre seul, pour ne pas la confronter à une belle mère qui ne comprendrait pas totalement sa maladie, et qui pourrait la faire
souffrir.
Parfois l’accumulation, des soucis de la vie et la solitude me mettent un coup au moral, je déprime,
j’ai envi de baisser les bras.
Puis après quelques heures de solitude, après avoir pleuré, je me dis que je n’ai pas le droit d’abandonner le combat, ma fille a besoin de moi, elle est seule, pour
elle je me remets en selle et j’avance de nouveau …
Quand je regarde derrière moi, je vois tous le chemin parcouru seul avec ma fille, je n’ai pas honte de ce que je suis, de ce que j’ai
fais, des choix, des engagements, des sacrifices.
Je suis même fier, quand je rencontre mes premiers collègues de travail
des années 80, malgré toutes les épreuves, j’ai su me maintenir, éviter l’alcool, le tabac et l’obésité.
Je suis fier de ma fille, des valeurs transmises qu’elles s’est appropriées.
Je suis fier de mes parents et je suis sur que ma fille sera fière à son tour de son père …
C’est mon plus beau challenge, il n’est pas gagné, mais si Dieu me donne la santé je le gagnerai … pour ma
fille !